lundi 20 mars 2017

Début de saison VTT 2017: top-circuit à Redon!

Avec le mois de mars, sonnait la reprise de compétitions VTT en Bretagne!
Nous avons commencé par la 1ère manche de la Pen Ar Bed cup à Landudal il y a 8 jours, où la météo ne nous a pas épargnés le jour J: alors que le circuit était sec et agréable la veille, la pluie du dimanche a tout détruit, transformant les chemins en bourbiers parfois totalement impraticables à VTT.
Pour moi qui participais tôt le matin à la 1ère épreuve, tout s'est bien passé quand même. Bien que ne prenant aucun plaisir dans la boue, j'ai pu constater que ma condition physique n'était pas si mal.
Pour Phil ça a été plus compliqué; lui qui était heureux d'étrenner son Scott Spark RC 900 Pro avec ses nouvelles roues Asterion Edition One, il a vite déchanté avec une terrible hypothermie lui faisant perdre 5 places d'un coup.
Plus que pour nous, c'est pour les vélos que ça nous a fait mal au cœur: une course de ce type et c'est toute la transmission qui peut-être bousillée, sans compter les heures passées à tout nettoyer...
Mais les organisateurs n'y sont pour rien. Leur tracé, bien qu'un peu plat, comportait de jolis singletracks.

Heureusement, le temps sec est revenu pour la coupe de Bretagne XC qui se tenait à Redon dimanche dernier.
Arrivés la veille sur le site que nous ne connaissions pas du tout, on a eu le plaisir de rouler sur un circuit très plaisant: ludique mais aussi très physique avec 3 redoutables bosses.
On est contents d'avoir le camping-car pour se permettre d'aller un peu plus loin que d'habitude.
Le lendemain matin ont lieu les courses de enfants, très plébiscitées.
Pour Phil, le départ à est 12h avec la foule que ce soit chez les masters ou les départementaux.
Il faut dire qu'on est 402 participants au total!
C'est notre copain d'entraînement, le toujours jeune Hervé Prud'homme qui prend assez rapidement les devants de la course, devançant de quelques secondes le non-moins réputé Benoît Gloux, Jérôme Le Parc ayant connu des ennuis mécaniques.
On notera sa belle puissance dans la bosse d'arrivée qui laisse des traces sur la plupart des coureurs.
Phil ne tarde pas à se positionner dans le top 10 (sur une cinquantaine de Masters). Je crois qu'aujourd'hui il se fait plaisir entre les côtes qu'il affectionne, le Spark absolument top dans les descentes et une condition physique bien meilleure grâce à l'entraînement (ayant lui aussi investi dans un capteur de puissance avec une manivelle Stages).
Mais les tours sont de plus en plus éprouvants (6, cela faisait sans doute un peu trop). Certains craquent un peu et on les comprend.
Je m'aperçois que je n'ai plus de gels Overstims pour ravitailler monsieur; j'espère qu'il tiendra sinon je lui donnerai du far, vendu sous la tente à côté! ;-)
Mais finalement il se contente d'un bidon.
Hervé conserve son avance et remporte l'épreuve de fort belle manière.
Phil terminera 9ème, satisfait d'avoir enfin profité d'un beau parcours sec.



La course des cadets a lieu peu après vers 14h; cela fait plaisir de revoir notre champion de France de cyclo-cross Antoine Huby et son papa Jean-Michel qui courrait également en Masters!

15h30, c'est enfin l'heure pour les Elites, espoirs, juniors et dames.
Entre temps, j'ai glandouillé dans le camping-car, bouquiné, fait à manger et même du ménage! C'est top pour l'échauffement! :-)
Nous sommes plutôt nombreuses sur la ligne de départ dans une ambiance conviviale.
Beaucoup conjuguent cyclo-cross et VTT, même si ce n'est pas tout à fait le même type d'effort.
Départ donné à 15h34; je ne me grille pas en partant assez cool.
Progressivement je remonte des places, en compagnie de Séverine la normande toujours en progrès.
Nous revenons sur Léa et Manue.
Devant, ce sont Anaïs et Betty, les meilleures techniciennes, qui ont pris les commandes.
Je me sens plutôt bien dans les côtes, toujours en peu en dedans en descente technique (il faut dire qu'on en prend plein les bras et que je traîne une tendinite au coude depuis 3 mois).
Mais bientôt, mon futur biclou va me donner l'occasion d'entrer dans une autre dimension. Je l'attends avec impatience!
Pas de bol, ma transmission n'a pas dû se remettre totalement de la boue de la semaine dernière et la chaine accroche sévère, m'empêchant notamment de passer le grand pignon, celui dont on a absolument besoin dans certains raidards; du coup je suis en force et obligée de poser une fois le pied.
Bref, on fait avec, et nous bouclons nos 4,5 tours après beaucoup d'efforts.
Je termine 4ème, vraiment satisfaite de cette place, pensant finir beaucoup plus loin.


 
Félicitations à Anaïs, Betty et Séverine aux 3 premières marches du podium et à toutes les coureuses car c'était vraiment ultra-physique aujourd'hui.
L'épreuve des Elites est remportée par Anthony Rallé, visiblement en top forme avec un tir groupé du Team Pro Fermetures (Romain Cléret et Antoine le Coq).

Un grand bravo aux organisateurs pour ce parcours que nous avons vraiment adoré; sans doute l'un des meilleurs de la coupe BZH!

lundi 20 février 2017

Fuerteventura bike trip

Après le séjour exceptionnel que nous avions passé en février 2016 sur l’île de Fuerteventura aux Canaries, nous avons décidé de repartir cette année, à la fois pour des vacances en famille, et pour rouler au sec et au chaud dans un site magnifique et sauvage.

Sans vouloir faire la promotion de ce voyage, il faut savoir que:
- c’est moins cher qu’une semaine au ski tout compris au même niveau de standing (au départ de la Bretagne), en passant en particulier par une vente privée au bon moment (entre fin septembre et mi-octobre)
- c’est à seulement 3h30 de Brest (ou d’ailleurs comme Nantes, Lyon, etc…) en vol direct la plupart du temps, avec parfois une escale
- il fait beau et doux: soleil et entre 15°C le matin et 25°C tous les jours; l’idéal pour pratiquer du sport en extérieur, quand on sait que juste avant on se caillait en veste thermique.
- on pense être tombés sur l’endroit le plus magique de l’île, en séjournant à l’hôtel Melia Gorriones en « all inclusive », donnant directement sur la célèbre plage de Sotavento où a lieu la coupe du monde Windsurf tous les ans. Il est donc possible d’allier sports d’endurance et sports nautiques à n’en plus finir! Un mini-club destiné aux enfants permet de libérer les parents pour 2 à 3h. Ils s'éclatent, et nous aussi.




Parenthèse Matos:
Comme l’an dernier, nous avons loué des vélos de route sur place, chez Fuerteventura Bike Hire (250 € la semaine pour 2). Ne pas oublier d'amener ses pédales, voire sa selle.
Pour Phil, c’était parfait avec à nouveau un beau Giant TCR Advanced 1 2016, léger (7,8 kg) et efficace.
Me concernant, les tailles S n’étant apparemment plus disponibles pour les modèles TCR, j’ai hérité d'un Giant LIV Avail, mais entrée de gamme.
Le cadre est esthétiquement très réussi mais le vélo complet est malheureusement beaucoup trop lourd (9,5 kg) pour espérer performer sur les pentes de Fuerteventura, surtout avec mon gabarit.
Je ne comprendrai jamais pourquoi les marques proposent des modèles femmes équipés de la sorte (au niveau des roues, de la transmission), cela gâchant un peu le plaisir de rouler, à moins de se contenter de routes sans dénivelé.
Les freins à disques sont à mon avis une option inutile, là aussi rajoutant du poids.
J’ai donc été globalement déçue de ce vélo, même si j’ai réussi à m’entraîner comme je le souhaitais.
Il existe bien sûr des versions plus haut de gamme (Avail Advanced 1 et Pro), certainement plus adaptées.
Par ailleurs, j’ai testé mes nouvelles lunettes Oakley Radar EV Zero (cadeau de la St-Valentin, merci Phil! :-) ) avec verres Prizm Road: géniales à tout point de vue sur la route; elles sont d’une légèreté exceptionnelle et le champ de vision panoramique est optimal; aucun éblouissement malgré le soleil radieux; calage parfait sous le casque grâce à la finesse des branches. Inconditionnelle d’Oakley en tant que porteuse de lentilles de contact, je les recommande vraiment pour la pratique sur route.



Les sorties à vélo:
On était venus pour grimper, et on a grimpé!
Pour cela, nous avons évité les grands axes routiers longeant le littoral, quitte à réaliser des parcours en aller-retour, plutôt que de faire des grandes boucles.
Le bitume est très bon mises à part quelques portions granuleuses, l’astuce étant de rouler sur les bandes blanches le cas échéant.
La zone la plus spectaculaire se trouve du côté de La Pared et de Pajara, au Nord de l’île: une fois là-bas on se retrouve dans un paysage de western; c’est hallucinant!
On ne croise quasiment pas de voitures, mais des cyclistes, seuls ou en groupe (de plus en plus de pratiquants viennent ici en stage). Il faut quand même un certain niveau pour bien profiter.
Les pentes ne sont pas fortes mais longues, quoique nous ayons déniché de forts pourcentages, et le vent, comme le nom de l’île l’indique, peut-être redoutable.
Mais quel plaisir intense de produire son effort dans ce décor de rêve composé de montagnes sauvages donnant sur la mer turquoise…




Les incontournables:
Après une bonne sortie de vélo le matin, on évite de lézarder tout l’après-midi même si cela peut être tentant, en allant visiter le zoo « Oasis Park » : bien plus qu’un zoo, c’est un incroyable parc animalier et botanique, d’une zénitude absolue.


Nous avons eu la chance d’en profiter avec très peu de touristes sur place. Les animaux sont en liberté, ou dans des zones relativement larges, et vraiment dans leur environnement.
Le jardin botanique vaut également le détour avec une multitude de cactus tous plus surprenants les uns que les autres!



 
Et bien entendu l’immense plage de Sotavento, entrecoupée d’une lagune naturelle selon les marées (où on a de l’eau jusqu’aux genoux). On peut y pratiquer Windsurf et Kitesurf sur du matériel dernier cri en location, ou bien prendre des cours, au centre René Egli. A noter qu’il est préférable de louer sur place plutôt qu’à l’avance, car le vent n’est pas garanti : il n’y en a quasiment pas eu de la semaine sauf le dernier jour avec un bon force 5.

Une chose est sûre: nous y reviendrons encore car c’est pour nous le meilleur compromis possible en hiver pour profiter de sa passion dans d’excellentes conditions, tout en restant en famille.

mercredi 18 janvier 2017

Finale du Trophée régional de CX à Gouesnou

Dimanche dernier, nous avons participé à une dernière course de cyclo-cross afin de clore notre saison en beauté, à la finale du Trophée régional qui se tenait sur le majestueux circuit de Penguerec à Gouesnou.

Avec la météo très humide et ventée des derniers jours, le terrain est bien glissant voire boueux.
Je retrouve Nolwenn puis Anaïs lors de la reco. On est contentes de découvrir un parcours bien technique mais l'une des descentes est vraiment glissante. On est plusieurs à chuter à cet endroit, la perte de contrôle arrivant facilement.
Pour ma part, je pense que ça ira mieux avec le S1NEO qui est plus court et plus maniable.
C'est très complet avec un peu de bitume en côte, des grand dévers en descente mais aussi en montée avec une accroche très limite, du singletrack comme en VTT, un redoutable escalier qui se poursuit en côte dans la prairie, des petits taquets bien glissants, des planches, une magnifique passerelle que l'organisation a récupéré du regretté cyclo-cross UCI de Plougasnou...
Personnellement, j'adore ce circuit et l'objectif aujourd'hui est de prendre du plaisir.
On assiste au podium des cadets avec Antoine Huby en tenue tricolore sur la plus haute marche, aux côtés de son copain Axel Laurance et de Maxan Tanguy.

13h30: C'est le départ pour les juniors et dames (nous ne sommes que 9 au départ mais il y a du niveau avec notamment les filles ayant participé au championnat de France à Lanarvily).
Je loupe mon départ pour changer (j'avais raté tous mes départs arrêtés il y a 2 jours, ah la la...) mais je parviens assez vite à remonter 2-3 places grâce à la montée en dévers que je passe à vélo avec le S1NEO (plus de dents).
Peu après dans la descente raide, il y a des chutes.
Pas trop de problèmes pour moi: comme prévu le S1NEO est très maniable.
Dans l'escalier, je double Typhaine et Julie; il faut croire que je commence à progresser en course à pied. :-)

Pas loin devant, j'ai Laura en ligne de mire mais elle accélère fort dès le 2ème tour pour rejoindre quasiment Anaïs en tête.
La course met les organismes à rude épreuve et il faut rester concentré pour ne pas glisser. J'ai de bonnes jambes même si ça pique un peu et que je les sens lourdes au passage de planches, que survole le "lutin" Pierrick chez les juniors.
Grâce aux séances d'entraînement spécifique, je supporte bien l'effort et je prends du plaisir à piloter sur ce circuit.
J'en termine à la 5ème place, satisfaite de ma course vue la concurrence. Le podium se compose d'Anaïs, Laura et Maëva; bravo à toutes!
Un grand merci également à Stéphane Gourmelon pour le plan d'entraînement.

A 15h, ce sont les espoirs et seniors qui s'élancent: ils sont nombreux et le plateau est excellent avec notamment Mickael Crispin, Yvan Gicquiau, Yoann Corbihan... Côté Team Armorique nous avons Phil et Youenn (jeune papa), notre Prez Lionel ayant déclaré forfait suite à quelques figures artistiques dans la descente glissante!
Nos coureurs se débrouillent bien, grâce à leur technique VTT, et terminent 25 et 26ème sur 48, de cette finale remportée par Mickaël.

Nos "bleus" à l'honneur dans le Télégramme! :-)


Bravo à l'AC Gouesnou qui a organisé de main de maître cette épreuve.
Cela serait tout à fait à la hauteur d'un championnat de Bretagne!
Mention spéciale aux dossards réalisés dans un tissu solide mais ajouré, beaucoup plus facile à épingler que les traditionnels morceaux de plastiques avec lesquels on se bat tous les week-ends! :-)

lundi 9 janvier 2017

CX à Ploumilliau - Supporters au France CX à Lanarvily

Nous avons vécu un beau week-end de cyclo-cross avec une course FSGT le samedi à Ploumilliau, organisée pour la 1ère fois par le Vélo Sport Millautais, puis le championnat de France de cyclo-cross en terre finistérienne, à Lanarvily, en tant que spectateurs.
Retour sur ces deux jours bien remplis…

Samedi, nous participions à cette nouvelle épreuve de CX à Ploumilliau ; un petit déplacement pour une fois, accompagnés de nos filles, puisque la plus grande courait également.
Nous arrivons tôt sur le site : le circuit est tracé autour du stade municipal. Il est tout plat, avec quelques petits passages techniques et une portion bien collante.

A 14h, c’est le départ pour les petits. Les enfants équipés de vélos de cyclo-cross (certains en matos carbone!) partent très vite, laissant assez loin derrière ceux en VTT, le parcours n’étant cette fois pas adapté aux gros pneus.
Notre Anaëlle se défend bien et termine 4ème (2ème fille). Ses copains de l’école VTT Pleumeur roulent très bien aussi.


Ensuite, elle les invite tous à prendre le goûter dans le camping-car ! :-)
La petite sœur essaie de gérer tout ce monde.
Puis c’est la course des cadets et de la catégorie 3.
Bravo aux jeunes du TCGR (Louis, Alexandre et Romain), pour leur tir groupé aux 3 premières places, suivis de Marie-Morgane la souriante sprinteuse de l’EC Plestin !
A 15h30 c’est notre départ en catégorie 2 pour moi, catégorie 1 pour Phil.
Après une semaine d’entraînement relativement dure, je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Mais les jambes sont là et je remonte des places au fur et à mesure ; j’aime ces sensations, quand on sent que la forme revient !


Le circuit s’avère plus redoutable qu’il n’y parait car il n’y a aucun moment de répit. Il y a aussi des planches à sauter, un talus à descendre, de quoi avoir le tournis avec un sympathique escargot…

 
La principale difficulté est la portion collante pleine d’ornières au fil des passages. Je suis bien contente d’avoir beaucoup travaillé dans le sable depuis quelque temps, pour gagner de la force dans ce genre de terrain.


Phil fait également une bonne course, me revenant dessus dans le dernier tour, ce qui nous permet de terminer ensemble au sprint !


Je finis 3ème de ma catégorie, en nette progression, 9ème pour Phil, sur un circuit qui n’était pourtant pas à notre convenance vu le peu de dénivelé.
Bravo au Vélo Sport Millautais pour cette très belle organisation !
En rentrant, on saute de joie en découvrant les excellents résultats des bretons et des bretonnes pour la première journée de championnat à Lanarvily : Tony Periou et Antoine Huby sont champions de France Espoir et Cadet, Louise Moullec 3ème cadette !




****************

Dimanche, nous partons assez tôt en direction de Lanarvily, cette fois en voiture, pour se garer plus facilement.
Le temps est finalement sec. On se gare dans un immense champ.
Ensuite, nous allons à pied vers le circuit à presque 2 km de là.

Nos petites sont au taquet pour jouer le rôle de supportrices des bretonnes !
Les pancartes et le drapeau BZH sont prêts.
Eléa notre porte-drapeau :


On assiste à la fin de la course des juniors hommes avec 2 bretons sur le podium.
Les Elite dames démarrent à 11h30. Elles ne sont pas très nombreuses mais la qualité est au rendez-vous avec les toutes meilleures spécialistes comme Caroline Mani, Lucie Chainel, Juliette Labous, et nos 6 bretonnes : Anaïs, Audrey, Maëva, Nolwenn, Manue et Julie.
Le circuit est vraiment sélectif avec de nombreuses côtes, un escalier, une descente rapide et glissante, des planches et de la prairie qui devient collante.
Le départ est donné : les favorites sont déjà en tête dans la côte en bitume où nous nous sommes placés : Caroline Mani excellente à tout point de vue, prend les devants, suivie de Juliette, Hélène Clauzel, Lucie et nos bretonnes un peu plus loin.
On voit qu’Anaïs a déjà dû avoir un problème mécanique malheureusement, alors qu’elle valait certainement le top-10. :-(
On encourage à fond toutes les filles : c’est un plaisir de le faire tant elles donnent tout !
On change de place pour aller voir la grande descente que Caroline passe « pleine balle », où nous retrouvons le nouveau champion de France cadet Antoine Huby, tout en simplicité, et tellement sympa !
Caroline Mani devient la nouvelle championne de France, suivie de Juliette Labous et d’Hélène Clauzel.
Audrey sera la meilleure bretonne au final mais toutes ont eu énormément de mérite.

Petites photos à l’arrivée avec respectivement Julie, Maëva et Nolwenn!




On rebrousse chemin pour retourner manger à la voiture.
Au passage on rencontre JY Conan sur son quad : toujours un plaisir de le revoir ! Puis l’ex-championne cycliste Alex Rannou devenue experte en trail, accompagnée de sa petite famille.
A 13h30, Anaëlle, notre grande, ne tient plus en place : elle a trop hâte d’encourager Maïna et Laura !

Le départ est donné à 13h45 : 18 dames juniors pour 1 titre, avec nos deux bretonnes en première ligne.
Elles font un excellent start.
Assez vite une sélection se fait et un trio se détache à l’avant, composé des 2 franc-comtoises qui sont les favorites (Evita Muzic et Jade Wiel) et de Maïna, survoltée devant son public.
Sincèrement, on a des frissons à chacun de ses passages !



A noter que Maïna est équipée de roues Asterion Edition One, pour encore plus d'efficacité!


Laura n’est pas en reste avec une superbe remontée de la 6ème à la 4ème place.


Elles sont extrêmement concentrées dans l’effort, imperturbables malgré la foule en délire qui hurle des « Allez Maïna », « Allez Laura » ! L’ambiance est électrique !


Le prénom de Maïna est même écrit sur la côte en bitume, telle une pro, et ses jeunes supporters ont réalisé des bannières à son effigie !
Phil est parti d’un bord avec Anaëlle et ses pancartes.
De mon côté je suis avec notre Eléa qui galope partout et a parfaitement compris les déplacements à réaliser pour voir les coureuses à différents endroits.
Au dernier tour, les 3 filles de tête sont toujours ensemble : quelle pression, mais c’est palpitant !
Je rencontre Arthur, le coach de nos bretonnes, juste avant la fin : on n’en peut plus d'attendre le dénouement et ça va finir au sprint !
Dans la dernière montée en bitume, c’est Jade qui s’élance en tête, Evita déchausse, Maïna ne peut rattraper Jade mais se donne à fond pour accrocher une admirable 2ème place !


L’exploit a d’autant plus de valeur que les deux franc-comtoises ont déjà plusieurs expériences en équipe de France et sur les coupes du monde!
Peu après elle tombe dans les bras de son papa Jean-Noël, qui était tellement stressé ! Séquence émotion…


Pour Laura, c’est une magnifique 4ème place vraiment méritée.
Leurs familles et Arthur peuvent être fiers d’elles.
A noter qu’on oublie souvent l’importance de l’entraîneur et de l’entourage de l’athlète : un bel équilibre est nécessaire pour les amener au plus niveau.

Merci à tous les coureurs et coureuses pour le spectacle qu’ils nous ont offert ce week-end ainsi qu'aux photographes qui ont immortalisé l'évènement!
Rendez-vous à Quelneuc pour le championnat de France en 2018 !

mardi 3 janvier 2017

Happy New Year 2017 avec le cyclo-cross de Plumelec

Pour terminer l'année 2016 en beauté, nous sommes "descendus" en famille dans le Morbihan, où la célèbre commune de Plumelec (qui avait accueilli au pied levé les championnats d'Europe de cyclisme sur route l'été dernier), proposait la 3ème édition de son cyclo-cross.
Partis sous un beau ciel bleu, et 4°C, nous arrivons dans le froid à -1°C dans un étrange paysage, les arbres étant recouverts de givre. C'est tout à fait de saison. On sait qu'on est arrivés en lisant sur le bitume des "Audrey", pour Audrey Cordon bien sûr!

Tandis que nos filles restent au chaud dans le camping-car, on va faire la reco du parcours qui est très ludique: vire-vire dans les sous-bois, singletracks, bosses type bicross, et un seul portage avant de rejoindre la redoutable côte de Cadoudal sur le bitume.
Petit coucou au passage à Laura, Maïna, Noémie, ...
Mes doigts sont gelés: je dois m'arrêter pour les réchauffer. On n'a vraiment pas l'habitude du froid!
Tout le gratin breton et même des régions voisines s'est donné rendez-vous ici pour une ultime préparation aux championnats de France de cyclo-cross qui auront lieu le week-end prochain dans le Finistère à Lanarvily.
La sélection bretonne est dense mais forte: on leur souhaite le meilleur sur nos terres!

Étant arrivés en retard sur notre timing, je n'ai qu'un petit quart d'heure pour m'échauffer et j'arrive la dernière sur la ligne de départ, me plaçant derrière Maïna et Manue.
Vu le froid, je cours "en long" avec une énorme paire de gants et des couvre-chaussures (erreur fatale).
Les juniors démarrent, puis les cadets avec Antoine en tête de file.
Son papa Jean-Michel Huby qui est en train de plaisanter à côté de la commissaire, donne le départ des filles sans le faire exprès!
Cela part dans tous les sens, et mon temps de réactivité est catastrophique (je suis dans les dernières).
Devant, Audrey impose son rythme, suivie de Maïna, Anaïs, Maëva, Manue... Toutes les meilleures sont présentes.
De mon côté, je suis à la peine pour remonter des places; cela se fait progressivement mais je n'arrive jamais à atteindre mon seuil habituel. Je respire comme si je faisais de l'asthme, ce qui n'arrange pas les choses. Mais bon, je suis là pour m'entraîner avant tout.

Photo prise par ma fille, pas mal! :-)


J'ai du mal sur les faux-plats mais je suis plutôt à l'aise dans le portage et la montée de Cadoudal.


Par contre, je galère à la remontée sur le vélo à cause de mes sur-chaussures qui gênent l'enclenchement des pédales, et j'ai des petits soucis mécaniques avec la transmission.


Le beau S1NEO flashe bien dans le brouillard! :-)

Je termine 12ème environ, sur les 26 dames et cadettes que nous étions au départ.
Ce n'est pas une belle performance mais cela correspond à mes sensations du moment.

Un grand bravo à Maïna qui prend la 2ème place derrière Audrey!


Pendant la course des Elites (pas moins de 78 coureurs sur la ligne!), on encourage Phil qui fait son retour après avoir à priori résolu ses problèmes de tendinite (abcès dentaire: ne jamais négliger la dentition!).
On papote aussi avec la famille Galand, Emeline et Guillaume qui sont là en spectateurs, Antoine Huby qui vient de remporter la course des cadets.
Nos Petites Terreurs du Trégor n'ont pas chômé pendant ma course: elles ont réalisé des bracelets pour les coureuses dont Audrey et Maïna!
Elle sont aussi en pleine préparation de panneaux pour encourager les bretonnes à Lanarvily! :-)
Phil termine 48ème au milieu des pros et élites; c'est bien pour une reprise.


Merci aux organisateurs pour ce beau parcours ainsi qu'aux photographes!

Sur ce, nous vous souhaitons une magnifique année 2017, en bonne santé, avec beaucoup de bonheur et de réussite dans vos projets!

lundi 5 décembre 2016

Championnat du monde Master de cyclo-cross en Belgique: 5ème dans le sable


Après des semaines d’entraînements et de courses, le point d’orgue de ma saison était le championnat du monde Master de cyclo-cross qui avait pris ses quartiers à Mol, en Belgique (et ce pour 3 ans).

Jeudi 1er décembre

Après un long périple débuté la veille (ayant cette fois pu poser sereinement 2 jours de congés), nous arrivons à Mol, et plus précisément sur la base de loisirs au doux nom de ZilverMeer, composé d’une grande forêt, de plusieurs lacs et de plages sans doute artificielles.
Je suis contente de revenir en Belgique, où j’avais fait mon stage fin d’études chez Alcatel à Anvers : malgré le côté peu attrayant de la ville, je m’étais beaucoup plu, les flamands étant fort sympathiques.

Il fait assez froid et un peu humide, avec un léger crachin type breton, de quoi ne pas nous dépayser.
Je m’étais renseignée sur le circuit avant de venir et en ayant vu sur des vidéos Sven Nys serpenter de toute sa puissance dans le sable, je savais que ce serait plutôt spécial, et j’avais même réalisé quelques entraînements sur la plage sans pour autant mesurer l’importance de la course à pied.

Le site est relativement original avec des gigantesques jeux de plein air, des lacs, des sous-bois et des « plages », le tout encadré par les fameuses baraques à frites ! :-)
On passe donc une bonne heure à découvrir ce circuit pour le moins atypique : il n’y a pas qu’un peu de sable, il y en a partout !
Même des buttes entières sont ensablées (on se demande comment il est arrivé là !).
La première partie « vélo » est plutôt aseptisée avec du bitume tout plat, quelques buttes en terre avec un escalier avant d’attaquer les hostilités : la traversée du sable !
On s’enfonce tellement que c’est quasiment impossible de traverser à vélo.
Je fais plusieurs tentatives notamment en faux-plat descendant : cela passe mais le cardio en prend en coup et la question se pose si on ne va pas plus vite en courant.

Ici Phil en action:


On traverse ensuite la plage sur une partie plus compacte (donc sur le vélo) avant d’en ressortir cette fois à pied avec une grosse poutre à sauter.
Il y a ensuite une nouvelle série de buttes en terre mais où seules les descentes passent à vélo, les montées étant raides, glissantes et défoncées !
On arrive ensuite sur le clou du spectacle : une énorme butte de sable qu’il faut gravir vélo sur le dos, avant de tenter la descente à vélo (toujours dans le sable et sans élan), ou pas…
Imaginer Mathieu Van Der Poal passer cette montagne de sable à vélo 2 jours plus tard, me semble totalement inhumain! :-)

On ré-enchaîne sur le vélo pour une portion plate puis c’est le parcours du combattant : traversée entière de la plage sur du sable profond !
Je le fais en marchant mais je n’ose imaginer l’effort que cela représente en courant.
La fin peut se faire à vélo mais on n’y gagne rien.
On reprend sur du chemin lisse à vélo, entrecoupé de bitume et d’un escalier à grimper, avant de rejoindre la ligne droite de l’arrivée.
Je suis décontenancée par ce parcours : la partie vélo est insipide, et les portions à pied sont redoutables !
Cela me fait penser au France de janvier dernier à Besançon, où la boue avait transformé le circuit en trail.
Dommage que Phil ne participe pas, car avec ses talents de coureur à pied, il pourrait tirer son épingle du jeu.
De mon côté j’ai bien peur que cela ne me convienne pas, d’autant que je n’ai pas couru une seule fois mis à part sur les portages de quelques secondes.
Je n’aime pas la course à pied principalement parce qu’à cause d’une mauvaise technique, je déclenche des inflammations du tendon fascia-latta (face externe du genou) au bout d’une vingtaine de minutes.

Petite rencontre avec Stéphane Loizeau, le champion breton des masters 50 : je suis tout à fait de son avis quand il dit que ce circuit est d’un niveau Elite, car seuls les pros peuvent traverser à vélo de telles portions de sable.
Pour nous, pauvres amateurs, ce sera, malheureusement pour ceux qui n’aiment pas courir, 1km de portage par tour !
C’est sur ce constat qu’on retourne au camping-car pour une soirée tranquille après avoir sympathisé avec des normands rigolos devant nous.


Vendredi 2 décembre

Durant la matinée, le parking se remplit de toute part : il y a une grande quantité de nations représentées même d’outre-Atlantique; ce sera un beau championnat !

Les femmes de plus de 50 ans et les hommes 60 ans et plus débutent les épreuves à 13h.
Pour moi, c’est échauffement sur le home-trainer.
Il commence à pleuvoir un peu.
13h40 : il est temps d’y aller.
On se retrouve avec les françaises : Alna Burato, Karine Temporelli et Pauline Sabin-Teyssedre (toutes 3 championnes de France dans leurs catégories).
Un peu de bavardage avant la mise en grille fait du bien pour faire tomber la pression ! 
Nos vélos sont inspectés (largeur des pneus, détection de moteur).
Nous sommes une trentaine dont 13 dans ma catégorie.
Au tirage au sort je suis placée en 1ère ligne entre une italienne et une américaine.
La pluie tombe un peu mais légère ; il règne une atmosphère curieuse : il fait déjà sombre et calme.
On ne retrouve pas l’ambiance des cyclo-cross belges qu’on peut voir d’habitude notamment parce qu’on est un vendredi et que ce n’est pas une épreuve élite.
14h : c’est le départ, que je ne loupe pas, me plaçant environ 5ème.
Alna ne tarde pas à prendre la tête. Karine me dépasse peu après et je parviens à la suivre jusqu’à la première traversée de sable où cela se gâte : je perds déjà quelques secondes sur cette portion. Je perds 2 places sur la suivante ; dur dur…
La traversée complète de la plage me lamine les jambes ; je n’ai jamais eu de telles sensations ! Mes muscles sont tétanisés lorsque je remonte sur le vélo et je mets plusieurs secondes à retrouver de la vélocité.


Crédit photo: Christophe Trochon
Les escaliers qui suivent peu après me semblent faciles à côté.
Mon vélo S1NEO est excellent, très réactif sur ce terrain roulant et suffisamment léger pour les portages.
Je finis mon premier tour en relançant sur le bitume quand je me fais surprendre sur la droite par 3 concurrentes à bloc comme sur une course sur route !
Je prends immédiatement la roue et récupère une place.
Pour la suite ce sera la bataille : une allemande et une britannique me collent au train ; elles courent plus vite que moi dans le sable où elles me dépassent ; je ne récupère que sur le vélo où dans les buttes raides (c’est le seul endroit où je cours mieux).
L’allemande me met la pression, d’autant qu’elle pousse des cris gutturaux dans chaque descente de butte, limite elle fait peur ! :-)
Phil m’encourage tout ce qu’il peut depuis la zone de dépannage qui se trouve entre les 2 traversées de plage, mais pour moi c’est l’enfer : courir dans ces tranchées de sable avec le vélo dont le pédalier me tape dans le dos à chaque foulée, c’est vraiment tout sauf une partie de plaisir !
Très essoufflée, j’ai de plus en plus de mal à remonter proprement sur le vélo, ne sentant plus mes pieds ni mes chevilles, comme si j’avais 2 bouts de bois à la place des jambes. 


Au 3ème tour, je trébuche dans le sable en reposant le vélo au sol et prend un violent coup dans le genou droit. La lucidité commence à me manquer.
Mais les spectateurs présents sont au top : ils encouragent tout le monde avec leurs « go ! » et leurs « hop, hop hop » ; cela me redonne de l’énergie pour terminer même dans un état second.
Je sauve de justesse la 5ème place dans ma catégorie remportée par Karine qui a fait une brillante remontée. Alna gagne le scratch avec une belle avance ; et Pauline, adepte de course à pied, est également championne du monde en 35-39 ans : bravo à elles !
Je fais une petite récup’ sur le home-trainer après la course : j’ai les jambes tellement dures que je n’arrive pas à tourner à plus 85 tr/mn, là où je fais du 105 habituellement !

Voilà donc ce championnat terminé pour moi avec un sentiment mitigé : d’une part, je pense que j’étais prête physiquement et mentalement; j’ai tout donné, j’ai suivi le programme d’entraînement à la lettre ; sur le vélo j’avais de bonnes sensations les jours précédents.
D’autre part je ne pouvais pas performer sur un tel circuit parce que je n’ai aucune facilité ni préparation en course à pied et que mes jambes n’étaient pas en mesure de le supporter (j’ai eu des courbatures pendant 2 jours ensuite :-) ).
Le point positif, c’est que je sais maintenant ce qu’il me faudra travailler pour espérer gagner des minutes si je reviens là-bas, et que généralement, en course à pied, on ne peut que progresser surtout avec Phil qui connaît les bonnes techniques. Et chez nous, ce ne sont pas les plages qui manquent ! 
Quand on ne gagne pas, ou qu’on n’atteint pas son objectif, cela donne de nouvelles perspectives, de nouveaux défis à relever, et je n’y manquerai pas en 2017.

Un grand merci tout de même :
-       à Phil qui m’a supportée depuis le début de la saison et accompagnée jusqu’en Belgique
-       à Stéphane Gourmelon qui me fait tant aimer l’entraînement même les plus durs, et qui m’a aidée à ne rien lâcher mentalement : toujours les mots justes ; c’est aussi à cela qu’on reconnaît la grande qualité d’un coach
-       à nos familles, très impliquées pour nous aider

Ci-dessous une vidéo des Elites à l’oeuvre sur cet incroyable circuit !
https://www.youtube.com/watch?v=qiwcDW_xxc4

lundi 21 novembre 2016

Championnat de France Masters de cyclo-cross: 2ème à Monampteuil!

Cette année, le championnat de France Masters de cyclo-cross avait lieu en Picardie, sur le site du lac de Monampteuil (Axo-plage).

Je sentais la forme physique revenir depuis le cyclo-cross de St-Maugan, où j’avais retrouvé mes jambes, en plus équipée de mon nouveau vélo S1NEO et des roues Asterion Edition One!
J’avais aussi totalement confiance par rapport au programme d’entraînement de Stéphane, toujours adapté à mon niveau et à mes sensations.
Les jours précédant le championnat ont pourtant été durs, car j’étais overbookée au travail: le cerveau constamment en ébullition, j’ai mis le turbo pour terminer une foule de tâches dans le temps imparti, sans jamais savoir dire « non ».
Vendredi, avant de prendre la route l’après-midi, j’ai passé 5h en télétravail non-stop avant de me jeter sur le home-trainer pour 30 mn d’oxygénation qui m’ont fait un bien fou.
Phil était également au taquet, mais ne faisant pas la course, ce n’était pas trop gênant mis à part pour conduire pendant 7h.
Enfin nous sommes partis pour la Picardie, en passant par la Normandie afin d’éviter les bouchons de la région parisienne.
C’était aussi notre premier voyage en camping-car et on a réellement apprécié. Le soir on a dormi sur une aire un peu bruyante (j’ai découvert que les routiers faisaient chauffer les moteurs des camions trèèèèèès longuement) mais on n’a pas eu froid malgré les 4°C dehors.
Le lendemain, nous arrivons au lac de Monampteuil peu avant 11h.
Le site n’est pas encore ouvert ce qui nous laisse le temps de nous installer.
Vers 12h, je trépigne d’impatience et on peut aller faire la reco. C’est un très beau parcours, sec pour l’instant, avec de nombreux virages serrés dans la prairie, quelques buttes dont l’une bien raide que je passe en force avec le Cannondale aujourd’hui, des planches suivies d’un bac à sable sympa (avant-goût de la Belgique où nous mangerons du sable), un grand escalier, des dévers… Tout y est.
Ce n’est cependant pas très technique (pas de singles en sous-bois) ni pentu.
En tous cas bravo au CC Chavignon pour cette excellente organisation.
Le circuit passe au bord de la plage (car oui, il y a une plage, et un grand lac; nous sommes en fait dans une base de loisirs qui doit être très agréable l’été).
Phil prend le temps avec moi de me montrer les meilleures trajectoires mais aussi comment m’engager dans le sable afin de ne pas perdre de vitesse: je faisais tout l’inverse de ce qu’il faut faire.

Après cette reco bien faite, on passe le reste de la journée à bouquiner, se promener aux alentours, prendre de nouvelles de nos filles restées en Bretagne où la météo est exécrable…
La météo devient d’ailleurs ma préoccupation majeure: ils annoncent un vent très fort et beaucoup de pluie pour demain matin. Si le froid se rajoute à cela, ça va être terrible!
Je prépare donc des équipements en conséquence sachant que je supporte mal le froid couplé à l’humidité.
En fin d’aprèm, les autres bretons viennent nous voir: Hervé, Eric Pommelet, Eric Perrot, mais aussi les morbihannais avec notamment la famille Glon!
A côté de nous, il y a pas mal d’autres camping-cars. Le soir, un de nos voisins se met même à parler à ses vélos, fixés sur le porte-vélo arrière: « bonne nuit mes petits, portez moi chance demain! » :-)

La nuit est pour le moins agitée avec des vents violents puis la pluie à partir de 5h. On ne dort donc pas très bien.
Réveil à 6h15 pour moi puis tout s’enchaîne: gatosport, préparation habituelle… Phil s’occupe de mes vélos; je suis un peu nerveuse quand même.
A 9h, je n’ai plus qu’à monter sur le home-trainer pour me réchauffer; il n’y a plus que des averses éparses; cela semble se dégager un peu. Par contre le terrain sera bien trempé.
9h45: on attend dans le grand vent au bord de la plage pour l’appel des coureurs. Les masters hommes de 60 ans et plus partent avant nous.
La grille de départ des filles n’est pas vraiment respectée. Je suis en 3ème ligne. Nous sommes 24 au départ.
10h02: plus un bruit; même la pluie s’est arrêtée et c’est le top départ ! Pas trop mal pour une fois, je place rapidement 4ème dans les premiers virages rendus glissants par la pluie.
Devant, Alna Burato et Karine Temporelli (qui est dans ma catégorie), toutes deux championnes d’Europe masters, ont pris la tête.
Manuella est 3ème et chute en glissant!
Elle repart assez loin derrière, ayant eu un souci de dérailleur. :-(
Peu efficace dans les virages, je perds 2 places ensuite et suis talonnée par une fille de ma catégorie.
On saute les planches, je relance derrière pour arriver le plus vite possible dans le bac à sable et hop, ça passe comme dans du beurre breton!
Je me fait doubler peu après (encore dans un virage!) mais récupère ma place en prenant la bonne trajectoire tout en haut d’un dévers un peu plus loin.
Maintenant je me mets à fond. Manuella finit par revenir sur moi, change de vélo et me passe un peu après. C’est sans doute cuit pour rejoindre la tête mais elle donne tout.
Je suis toujours suivie de près par une concurrente. Il faut creuser l'écart.


Les seuls endroits où j’arrive à la distancer c’est dans les buttes raides, que je passe assez aisément à vélo avec le S1NEO, ayant une cassette adaptée.




A ce propos, le S1NEO est au top; je l’avais déjà testé au cyclo-cross de St-Maugan: excellente géométrie, hyper maniable, on est bien posé dessus sans compter qu’il est vraiment esthétiquement superbe. Les roues Asterion sont rigides tout en restant confortables. Je suis ravie du vélo dans son ensemble!
J’ai même eu des compliments élogieux à son égard de la part d’autres coureurs!

Les 2 derniers tours, je m’applique à ne pas faire de fautes pour assurer ma 2ème place, sachant que je ne suis pas au niveau pour revenir sur l’avant. J’ai de bonnes sensations pourtant, même si un circuit plus pentu m’aurait mieux convenu.
C’est l’excellente Alna Burato qui remporte la course; Manuella est 5ème, moi 6ème, sa soeur Patricia un peu plus loin, mais 3ème de sa catégorie!
Ce sont de bons résultats, vue la concurrence, même si Manuella aurait certainement pu batailler pour la 1ère place, tandis que moi, non, cette fois-ci; je n’ai donc aucun regret de terminer 2ème, si ce n’est de n’avoir pas un peu levé le pied au travail cette semaine pour arriver plus détendue et avec plus de jus nerveusement.

Avec Manuella et Patricia!


Après la course, alors que je récupère sur le home-trainer, les copains bretons commencent à arriver avec la Dream Team de l’EC Pluvignoise qui s’installe à côté, mais aussi le discret champion Jean-Michel Huby (le papa d’Antoine, actuel leader de la coupe de France de cyclo-cross en cadets!)
Pas de doute ils ne se prennent pas la tête chez les Huby: c’est le vélo passion, aux sensations, toujours dans un esprit ludique!
On commence tout de même à causer entraînement (je vante au passage les mérites du home-trainer) et je finis par faire un deal avec Jean-Michel: si Antoine me donne des cours de technique dans les virages, je lui offre un Garmin pour s’entraîner! :-)

Côté résultats de nos bretons justement:
Marcel Hédreux champion des Masters 8, le finistérien Maurice Leroy 9ème
Joël Glon (le papa), 16ème en Master 7
Stéphane Loizeau, champions des Masters 5: bravo à lui, il est toujours aussi fort!
Hervé 4ème dans la même catégorie, Eric Perrot 13ème
Eric Pommelet 3ème en Master4
Jean-Michlel Huby 3ème en Master3
Mick 7ème et David Toullec 8ème en Master2

Prochaine grande étape: le championnat du monde masters en Belgique à Mol, dans 15 jours!

Un grand merci:
- à Phil qui m’a accompagnée (j’espère qu’il pourra courir à nouveau bientôt), à fois chauffeur, mécano, psy… (bon il n’a pas fait la cuisine, ni la vaisselle, chacun son job!)
- à Stéphane Gourmelon avec qui c’est un plaisir de d’apprendre à s’entraîner; arriver en forme le jour J, ça n’a pas de prix!
- à nos familles, nos filles (j’ai tellement à cœur de bien faire pour elles! :-) )
- à S1NEO pour le co-factory sur le cadre NEOCX02: de la balle!
- à Benoît qui m’a monté les roues Asterion Edition One assorties
- aux organisateurs et aux photographes