dimanche 14 janvier 2018

L'année 2018 commence par... le cyclo-cross de Gouesnou!

Tout d'abord, meilleurs vœux à toutes et à tous!
Que vos rêves à vélo et ailleurs se réalisent! 😊

On a commencé l'année par une participation au traditionnel cyclo-cross de Gouesnou.
Comme Philippe ne pouvait pas courir (tendinite rotulienne), notre fille Anaëlle a bien voulu le remplacer en catégorie Benjamine! 😉
C'était très technique pour les enfants avec du dévers et le vélo à pousser.
Pour sa 1ère course FFC, elle a terminé 2ème fille.


De mon côté, j'étais ravie d'être aux côté des jeunes finistériennes en préparation pour le championnat de France (mais non, je n'étais pourtant pas la plus âgée 😉 ) avec également quelques juniors et cadets gars.

A quelques minutes du départ, en me rendant à la ligne, je m'aperçois que je n'ai plus de frein avant! Ça siffle terrible. Je ne comprends pas ce qui se passe et je n'ai pas le temps de faire demi-tour pour aller changer de vélo.
Mon 1er tour est donc compliqué (j'ai en fait perdu les plaquettes, on ne sait comment).
Devant Maïna et Laura bataillent avec les gars; Maëva en cadette revient fort vers l'avant aussi.
Je suis frustrée de devoir prendre mon 2ème vélo car j'avais bien envie de m'éclater avec le S1NEO qui est hyper maniable sur ce circuit très technique.


J'adore ce parcours: contre toute attente, il est quasi-sec avec un vent très fort.
Les bénévoles de l'AC Gouesnou ont une fois de plus réalisé un remarquable travail au niveau du tracé comportant quelques nouveautés et obstacles techniques.
C'est tout sauf monotone!
Je galère un peu car ma cassette est trop juste pour grimper les taquets: je suis trop en force et le mal de dos s'installe assez rapidement.



Je suis loin de la grande forme avec 1 mois sans compétition mais le plaisir est toujours là. Je finis 3ème.
Maïna remporte l'épreuve (devant les juniors hommes!) suivie de Laura.
Maëva gagne en cadettes.
Pas de doute elles sont prêtes pour le championnat de France.

 
Merci à l'AC Gouesnou pour cette organisation parfaite, aux nombreux photographes pour les belles images, à mon entraîneur Stéphane, et à nos familles!

Côté objectifs 2018, ils seront diversifiés pour le 1er semestre: sur le plan cycliste, on va sans doute viser à nouveau le championnat de France VTT à Lons cette année; j'ai également repris la danse classique depuis 4 mois (si Peter Sagan a son grand écart facial, c'est que cela doit servir à quelque chose pour le vélo! 😀); et au travail, ce sera loin d'être un long fleuve tranquille car je change totalement d'activité; cela va me demander des efforts niveau formation et une organisation encore plus serrée pour pouvoir m'entraîner. Un gros challenge en perspective!

Enfin, félicitations à tous les bretons et bretonnes qui ont participé au Championnat de France à Quelneuc (56): quelle que soit la place, ils ont tout donné; on n'a pas fait le déplacement cette année mais on a tout suivi sur le net. Que de frissons même à distance!
Un grand bravo à Anaïs, 5ème chez les Elites dames et Laura 15ème, Maëva, 2ème chez les cadettes, Maïna 6ème en junior dame malheureusement victime d'un ennui mécanique, juste derrière Laurie excellente 5ème..., Maxan et Antoine, top-15 en juniors gars... 👍

lundi 4 décembre 2017

Championnat du monde de cyclo-cross Masters à Mol (Belgique)

Suite de notre périple: après un petit séjour en Franche-comté enneigée où nous avons fait une incroyable balade de nuit au Ballon d’Alsace (merci Coralie et David!), nous sommes remontés vers le Nord, là où il fait encore plus froid!
On a traversé le Luxembourg puis les Ardennes où la neige était bien tombée aussi, avant d’arriver en région flamande à Mol mercredi soir, sur les lieux du Mondial Masters de cyclo-cross.
On n’a pas pu se garer devant la base de loisirs de Zilvermeer comme l’année dernière, à cause du plan Vigipirate.
Un organisateur, très sympa, nous a gentiment aiguillés vers le camping attenant au circuit de l’autre côté.
On s’est donc installés dans la nuit, sur un emplacement boisé.
Le lendemain, on a découvert un site plutôt sympa: le camping est immense, seulement rempli par les camping-cars des coureurs de toute nationalité.
A côté de nous, on a des autrichiens qui ont dressé leur drapeau.
Un peu plus loin, une colonie d’allemands s’affaire… (quelle jolie langue! 😊).
Avantage; on a l’eau, l’électricité et un Wifi au top.
Après le tour du propriétaire, on a va faire la reco du redoutable et très atypique circuit composé à 50 % de sable et pas du solide!
Certaines portions ont été un peu damées par le passage de quads, du coup ça passe sur le vélo. Le reste, c’est portage, vélo sur le dos.
Ce n’est pas du tout un circuit à ma convenance: plat, bitume, sable, 1/3 de portage… J’ai encore dans la tête la souffrance de l’année dernière.
Mais j’ai tenu à revenir par défi: pour me prouver que je pouvais faire mieux et surtout avoir de meilleures sensations.
Pour cela, j’ai repris à zéro la course à pied il y a un an: à tout décomposer la foulée, courir lentement, réapprendre le geste…
J’ai gagné presque 1mn au kilomètre au fil des mois.
Tous les mercredi depuis septembre, j’ai consacré mes après-midi à travailler la technique dans le sable et aux portages sur les plages près de chez moi.
Comme m’a dit Philippe, ce ne sera peut-être pas suffisant pour monter sur la boîte, mais au moins je serai préparée…
Donc cette reco se déroule de manière beaucoup plus sereine: on repère bien tous les passages à pied et quand il va falloir descendre de vélo pour perdre le moins de vitesse possible.
Le soir, je suis donc dans un état d’esprit positif: physiquement et mentalement je suis prête.

Vendredi, c’est le « race day »: il fait très froid (0°C).
Dès le matin, je fais 30 mn de home-trainer pour monter en température.
Le temps passe vite, mine de rien.
Les compétitions ont démarré à 13h avec les catégories de plus de 50 ans. Quel courage ils ont! Certains ont plus de 70 ans et toujours sur le vélo!
13h45: après l’échauffement, je retrouve ma copine Manuella pour la mise en grille. D’autres françaises ont fait le déplacement également.
Il y a du retard; on a le temps de bien refroidir…😨
J’ai choisi de courir en court, tartinée de crème chauffante, mais des jambières n’auraient pas été un luxe.
Je suis en 2ème ligne de ma catégorie, où nous sommes 12 dont des sacrées pointures avec l’allemande championne d’Europe master, la championne d’Angleterre master 40, d’autres qui ont couru en coupe du monde il y a quelques années…
Bref, les filles ne sont pas là pour faire du tourisme.
Chaque catégorie démarre avec 15 secondes de décalage.
Je suis bouchonnée dès le 1er virage. Impossible de passer; je dois attendre l’escalier pour reprendre une place puis que ça s’élargisse un peu.

Photo: Agnès Sprutta
Devant ça roule déjà très vite.
 Première portion de sable: avec les énormes ornières qui se sont creusées, ça ne passe plus à vélo pour nous. Je cours vélo sur l’épaule et c’est reparti sur la plage en sable dur.
Ensuite, on ne fait que descendre et remonter sur le vélo.
Comme dit Manue, c’est un Run & Bike!
La butte ensablée est le pire passage: le lactique me brûle les jambes (manque de chaleur aussi je pense). Dans la descente, j’allonge la foulée comme m’a conseillé Philippe. Puis retour sur le vélo pour quelques secondes et re-traversée du sable.
Là c’est tout au mental: "plaque ton vélo, cours, cours, cours, utilise ton bras gauche, lève la tête, regarde devant, respire…" J’entends les encouragements de Phil sur bord de la zone de dépannage.
Je me bats de toutes mes forces pour la 3ème place. J’entends les 2 filles derrière moi qui courent plus vite. On est hyper essoufflées. 
Sur la route, l’allemande passe devant: elle est assurément plus puissante et comme c’est tout plat, impossible pour moi de prendre l’avantage.
On grimpe l’escalier, retour sur le vélo, puis passage devant le podium sur le bitume.
Ça roule comme sur la route; je me rends compte qu’il m’aurait fallu un plateau plus grand.
On est toujours 3  pour la place de 3. Ça va être compliqué. Je n’arrive pas à trouver de faille chez mes concurrentes. L’allemande finit par me lâcher à vélo et la slovaque m’attaque sur la course à pied. Dur!
Je suis à fond, impossible de faire mieux. Au loin j’entends que Manuella est en tête dans la catégorie des 30-34 ans: génial!
Cela ne m’étonne pas car elle a de vraies aptitudes pour alterner vélo et course à pied.
Au 4ème et dernier tour, je sais que ce sera compliqué de revenir même si l’allemande championne d’Europe est en train de rétrograder devant.
Je commence à perdre de la lucidité, un peu en vrac dans les débuts de portage. J’ai quand même de bien meilleures sensations que l’année dernière: les jambes répondent, rien à voir!
En approche de la fin, le speaker annonce « Manuella Glon, tu es championne du moooooooonde! » 😀

Je passe la ligne quelques temps après, à la 5ème place de ma catégorie, comme en 2016, mais tellement plus heureuse de ce que j’ai accompli: 1mn en moins, plus rapide, sans avoir subi, avec de bonnes sensations. Même je n’aime pas ce type de parcours, préférant toujours pédaler que courir, les grimpettes que le plat, j’ai relevé mon défi de revenir sur cette épreuve qui m’avait fait tant de mal l’année dernière. Que du positif!

A 16h, on se dépêche d’aller assister au podium de Manuella venue avec ses parents et sa petite Julie qui ne réalise pas trop ce que vient de réussir sa maman!

On a beaucoup de frissons à écouter la Marseillaise tandis que Manue est parée du maillot arc-en-ciel: c’est magique!


C’est sur cette belle image que nous rentrons au campement.
Demain c’est la course de Philippe…

Samedi, on se lève dans une sorte de brouillard gelé: on est en négatif et l’humidité pénètre de partout. Brrrrrr….
Je vais faire une petite récup sur la base de loisirs mais en plusieurs fois car je ne supporte pas le froid au niveau des mains malgré 2 paires de gants.
12h: c’est le départ pour Phil; il est bien couvert cette fois, et ils sont plus de 80 partants!
Je cours me placer dans la « Pit area » avec mon vélo. Il fait un froid polaire, d’autant qu’on prend les vapeurs humides du Karsher à côté.
Phil est environ 50ème. Le petit espagnol qui est en tête est impressionnant d’efficacité: pas un super style mais quelle rapidité!
Tout le monde encourage dans toutes les langues: c’est un peu fou comme ambiance!
Philippe arbore une belle allure en course à pied et c’est là qu’il reprend des places.


Etant parti assez loin sur la grille de départ, c’est sûr qu’il n’ira pas jouer le top-10 mais ça me fait plaisir de voir qu’il se débrouille très bien et ne subit pas le froid.
Il termine finalement vers la 45ème place, satisfait lui aussi de sa course.


A noter que l’UCI change le règlement l’année prochaine: la catégorie 30-34 disparaît, et les concurrents ayant maximum 100 points UCI seront autorisés à participer. Autant dire que le niveau va être encore plus relevé!

Nous rentrons maintenant en Bretagne après ces 10 jours de déplacement, vacances un peu particulières il faut le dire, mais que nous n’oublierons pas!

Un grand merci:
- à nos familles qui ont géré nos filles pendant ce temps
- à Stéphane Gourmelon pour le coaching hors-pair
- à S1NEO: le CX02 a encore fait parlé de lui dans le paddock tellement il est beau!
- à Véloland Lannion, notre vélociste: les Cannondale ont aussi marché au top
- à Asterion Wheels pour les roues qui ont traversé le sable sans broncher
- à Coralie et David pour le régime franc-comtois pré-compétition et la découverte de leur belle région!

mardi 28 novembre 2017

Championnat de France Masters de cyclo-cross dans le Jura: un nouveau maillot tricolore!

Vendredi dernier, nous sommes partis vers l'Est de la France avec une pause en région parisienne, pour participer au championnat de France Masters de cyclo-cross dans le Jura.
Samedi, nous découvrons le sympathique petit village de Quintigny, où l'équipe de bénévoles a fait les choses en grand: chaque coureur a le droit à des spécialités locales comme du vin du Jura et du comté! 😊
Le circuit qui était annoncé roulant, avec plusieurs portions de bitume s'avère bien plus corsé que prévu en raison des intempéries: des côtes raides, une butte à passer à pied car très boueuse, un passage technique en ornières, des dévers un peu chauds, des faux-plats montants bien physiques, de la prairie assez dégradée par la boue: nous aurons de quoi faire!
Petit coucou au passage à Manuella venue avec sa maman et sa petite Julie tout sourire: on lui souhaite le meilleur pour demain car on sait qu'elle est au top.

Le soir, on est bien installés sur l'aire réservée aux camping-cars, si ce n'est que certains vieux véhicules, n'ayant sans doute pas de chauffage, mettent en route leurs moteurs voire des groupes électrogènes: bonjour la pollution sonore et olfactive!
On passe une bonne nuit; la pluie est bien tombée.
Le lendemain il fait gris et très froid pour nous les bretons (-1°C).

Je commence par un réveil musculaire sur home-trainer: je mets un temps fou à me réchauffer mais cela fonctionne.
Ensuite c'est le compte à rebours jusqu'au véritable échauffement d'avant-course, et l'appel sur la ligne.
Nous sommes 21 dames venues en découdre.
Je retrouve avec plaisir Pauline Sabin, venue toute seule cette fois-ci.
11h15: départ houleux avec une grosse chute sur le bitume que j'évite de justesse!
Manuella, spécialiste du start, a pris la tête; je dois être 4ème.
On s'engage dans la prairie qui est bien plus boueuse qu'hier, mais cela reste praticable sur le vélo.
On passe la butte glissante; je ne sors pas le pied dans le dévers, et "bam", par terre! ("j'ai glissé chef..") 😏
Des filles me reviennent dessus; chaque seconde compte. Je me fais doubler.
L'une d'elle est dans ma catégorie. C'est dur mais je m'accroche.
On grimpe l'escalier, on relance dans la côte en bitume où Pauline qui a malheureusement été prise dans la chute du départ, me double, et on grimpe la redoutable butte boueuse en courant.
La petite descente en sous-bois est glissante aussi mais ça passe.
Je reste derrière Pauline un bon moment mais commets plusieurs erreurs et perds le contact.
Celle qui me suit, qui est excellente en VTT, revient un peu sur moi.
J'arrive à faire un peu la différence dans la côte en bitume pour reprendre quelques secondes.
C'est la cloche: dernier tour!
Dans ma tête je suis ultra-concentrée. Ce n'est qu'en entrant dans la prairie que je commence à passer par diverses émotions: vais-je vraiment y arriver?

Crédit photo: Lulu Lili Fazbouq
 
Sortant sur le bitume final je relance, je sais que c'est gagné dans ma catégorie (5ème au scratch); je ne réalise pas!
Beaucoup de joie également pour Manuella qui remporte le classement général et championne de France dans sa catégorie!

Tellement heureuse d'avoir atteint mon objectif après tant d'heures d'entraînement, de doutes, de difficultés à tout concilier dans ma vie où je dois aussi être au top dans mon travail...
Je ne pense pas avoir de talent particulier: j'étais nulle en sport à l'école; je n'ai pas un gros moteur ni de muscles puissants. Par contre je suis passionnée par le cyclisme; j'adore m'entraîner et progresser!


Merci à Stéphane Loizeau, qui a aussi décroché le titre national, pour la photo! 

Pas le temps de traîner ensuite: Phil doit se rendre à la ligne de départ sous un grésil tenace.
Il hésite beaucoup sur la manière de s'habiller et au final décide de ne pas rajouter de couches supplémentaires.
Il sont plus de 50 dans la catégorie de Phil.
13h45: le départ est donné; ils sont trempés au bout de quelques mètres avec les gerbes d'eau soulevées sur le bitume.
Je file au poste de dépannage toujours sous un mélange de pluie et de grésil.
Les 2 premiers tours se passent plutôt bien pour Phil: il est dans le rythme.
Puis cela se dégrade très vite: il est transi de froid et les muscles ne répondent plus.
Dans ce cas il n'y a plus rien à faire que d'encourager et de tenir jusqu'au bout même si c'est terriblement dur... 😓


Alors qu'il accrochait le top-10 au début, il termine à la 21ème place de cette catégorie qui était la plus nombreuse.
Déçu forcément, mais l'urgence est vraiment qu'il se réchauffe.
Et cela a bien pris une heure!
On est quand même heureux de la journée mais c'est vrai que seule l'expérience permet de savoir comment s'équiper selon les conditions météo.

Je tiens à remercier chaleureusement:

 - Phil qui est resté au poste de dépannage pour moi le matin; il n'était pas obligé et cela a compté pour moi
- Stéphane Gourmelon, mon entraîneur depuis 2 ans, via sa structure MonObjectifVelo: toujours un plaisir de progresser avec ses plans d'entraînement!
- S1NEO et Johanny Delmas pour le superbe cadre CX02; toute la course sans changer de vélo: une fiabilité exemplaire!
- Asterion Wheels et Benoît Stupici pour les roues au top
- Le Team Armorique, notre club finistérien, pour la super ambiance même si on ne se voit pas souvent
- l'AC Champagnole pour leur superbe organisation: cela fait plaisir d'être aussi bien accueillis par des passionnés et leur circuit au coeur du village était bien sympathique

Maintenant, nous faisons une pause du côté de Belfort chez nos amis franc-comtois, les renommés vététistes Coralie et David, avant de remonter vers la Belgique pour participer au Mondial Masters de cyclo-cross à Mol, où les conditions seront sans doute aussi difficiles: mais nous sommes motivés! 😊

lundi 13 novembre 2017

Coupe de France à La Mézière: Mud party

Ce dimanche, j’étais inscrite sur la 2nde manche de la Coupe de France qui se déroulait à La Mézière.
J’avais déjà expérimenté ce circuit sur un championnat de Bretagne mais cette année-là, il était roulant.
Nous arrivons assez tardivement sur le site (en ville) et c’est déjà la galère pour trouver une place tellement il y a de monde.
Je vais à pied chercher mon dossard; par contre, n’ayant pas lu intégralement le guide technique de l’épreuve, je ne sais pas que les reconnaissances ne sont possibles que jusqu’à 17h.
Malgré tout, je m’engage sur le circuit à 17h05: de la boue et encore de la boue! Le début de parcours est impraticable à vélo.
Une fois sortie des bourbiers, je passe devant la zone de dépannage et me fait interpeller par un bénévole qui me hurle dessus que je n’ai rien à faire sur le circuit, qu’à 17h passées, c’est fermé et que je dois en sortir immédiatement car ils doivent remettre le parcours en état. J’essaie de faire un peu d’humour en lui demandant si cela consiste à retirer la boue mais il s’énerve encore plus.
Phil arrive avant que je ne monte dans les tours moi aussi, et me dit qu’on va continuer à pied.
Belle entrée en matière. 😔
Je n’ai qu’une envie: rentrer à la maison!
Le reste du circuit est pour ainsi dire insipide: de la prairie, quelques petites bosses, rien de technique si ce n'est traverser la boue omniprésente.
Il faut néanmoins souligner le beau travail des organisateurs et le fait que ce soit pour une bonne cause (la spondylarthrite ankylosante), mais on préfère de beaucoup le parcours de Quelneuc.
Après un petit tour à vélo dans les rues avoisinantes, je déniche un emplacement pour la nuit en contrebas de la ligne de départ: c’est stratégique, pour pouvoir partir directement après la course demain sans retraverser toute la zone encombrée des espaces Teams et de camping-cars.

Le lendemain matin, c’est le déluge dès la course des cadets!
Phil, qui ne participe pas à l'épreuve (car aucun intérêt pour lui avec les élites), est parti rouler aux alentours.
Cela ne se calme que vers midi: les juniors (bravo à Antoine et Maxan pour leurs supers places!) et les espoirs ont bien dégusté.
Cette fois, je suis dans les temps pour l’échauffement et même à l’heure pour l’appel où je retrouve avec plaisir les finistériennes. 😊
14h05: nous sommes 70 filles en ligne, et c’est le départ.
Dès le premier virage, cela bouchonne et ensuite il faut éviter les diverses chutes.
Je mets plusieurs minutes à entrer dans le rythme car ça bloque devant.
En même temps je ne veux pas chuter donc pas question d’aller frotter.
On est à pied partout; il faut se faire une raison. 
Je roule et cours longtemps avec Julie et Amélie.


Crédit photo: Val Flého

Devant c’est la meilleure crosseuse du moment, Lucie Chainel, qui mène largement. Anaïs n’est pas loin de la 3ème place; j’espère qu’elle va réussir!
On finit par se faire rattraper par les premières cadettes, notamment Maëva qui pointe à la 3ème place, puis Louise. Elles courent vraiment bien!
Les portages sont très difficiles, les appuis dans la boue étant fuyants.


Crédit photo: Guigui photographe
 
Je change de vélo à chaque tour tellement ça bourre. Ce n’est qu’au dernier tour que je commence à me sentir plus à l’aise.
Heureusement le public est vraiment top: tout le monde est encouragé, que ce soit les champions ou les cyclistes de fin de peloton comme moi.
Je termine très loin: 54ème sur 70 partantes mais je ne pense pas que j’aurais pu faire beaucoup mieux même si l’entraînement avait été moins intense cette semaine.
Un grand bravo à Anaïs (4ème mais qui aurait tellement mérité le podium), Maïna 3ème junior et Laura (top-20) pour leurs performances.

On a finalement un sentiment mitigé par rapport à ces coupes de France: pourquoi autoriser autant de monde alors que le site ne le permet pas rien qu’au niveau des parkings? Quant au circuit, il était déjà bien détruit le matin au fil des passages, avec des chutes à n'en plus finir…

D'autre part, Phil m’a fait remarquer que pour un sport vert, on était loin d’être écolos avec les litres d’eau déversés à grand renfort de karchers alimentés en 220V ou via des groupes électrogènes afin de rincer les vélos à chaque demi-tour!
Je trouve que la pratique du cyclo-cross a ses limites: quand c’est trop, c’est trop; que ce soit au niveau de la boue ou du nombre de participants, les deux étant liés.
Cela reste néanmoins une bonne expérience d’un point de vue sportif, même partie en avant-dernière ligne, pour me rendre compte du niveau national et bien travailler les portages dans ces conditions difficiles, mais je n’ai pris absolument aucun plaisir.
Ce sera pour une prochaine fois!

Un grand merci à Phil qui a lavé mes vélos à chaque tour (bon, on n’est pas du tout au point pour les changements mais c’était la 1ère fois que je changeais de vélo sur une course! 😉), qui m’a remotivée pour prendre le départ et tirer le positif de cette compétition.
Merci aussi à Stéphane pour le plan d’entraînement, les conseils au jour le jour. Je me suis dépouillée sur le home-trainer les jours précédents malgré la fatigue grandissante. On y croit; on s’accroche pour la suite! 😺

mardi 7 novembre 2017

Cyclo-cross à Andel et Bretagne Masters à Questembert

La saison de cyclo-cross bat son plein et chaque course fait vivre son lot de péripéties; c'est vraiment le meilleur moyen de ne pas s'ennuyer le dimanche! 😉
Fin octobre, nous avons participé au Championnat de Bretagne Masters à Questembert, loin de chez nous dans le Morbihan, mais où nous avons retrouvé les copains/copines habituels.
Le parcours était très chouette, typé VTT avec beaucoup de sous-bois, de côtes raides, de descentes,  avec juste un escalier et des planches pour corser le tout.
J'ai terminé 4ème dame et 2ème master derrière Manuella qui était très forte!
On a passé de bons moments notamment avec les familles Huby, Glon mais aussi Emeline qui est de retour...
Philippe prend la 5ème place en master40, un peu déçu car il aurait pu aller chercher un podium sans un déraillement.

Mais l'important pour lui en ce moment c'est de suivre sa formation d'entraîneur club: après avoir eu le module commun qui se composait de théorie, de PPG mais aussi d'un examen, il a poursuivi avec le module VTT, en compagnie d'un groupe super dont des BMXeurs et c'était l'occasion rêvée de parfaire sa technique sur le site de Ploeuc l'Hermitage!
Un grand merci aux formateurs qui sont aussi d'excellents entraîneurs: notamment Stéphane Gourmelon qui me suit toujours, et Arthur Quilliec au top également!
Il est revenu éreinté, mais enchanté de tout ce qu'il a appris et réussi.

Dimanche dernier, après une semaine d'entraînement bien rempli, on est allés tester le nouveau cyclo-cross d'Andel sur le terres d'Anaïs Grimault: un beau parcours rendu très technique par les conditions météo plutôt humides!
Philippe ne court pas, un peu émoussé par la dernière journée de formation VTT. 😊
Le départ est donné sous une pluie froide.
Pas de chance pour moi: le commissaire m'a oubliée et je me retrouve en dernière ligne.
J'arrive à remonter peu à peu mais cela bouchonne vite dès le première singletrack; impossible de revenir sur l'avant de la course. Anaïs semble en super forme et mène chez les filles.

Pas fan de la boue! 😌


Crédit photos: Franck Huquet

Les petites bosses s'avèrent assez compliquées maintenant qu'il n'y a plus d'accroche!


Une averse de grêle nous tombe dessus: ça pique mais surtout c'est gelé: je ne sens plus mes mains ni mes pieds.
Heureusement, mon S1NEO et sa transmission SRAM fonctionnent parfaitement tandis que les roues Asterion Edition One restent des bombes pour relancer.


Je termine finalement 2ème dame assez loin d'Anaïs qui j'espère va performer sur la coupe de France. Pas si mal mais le cardio n'est pas monté avec le froid.

Merci à Phil pour l'assistance, à ceux et celles qui m'ont encouragée, au photographe Franck Huquet qui a bravé la pluie et à Stéphane pour le plan d'entraînement qui me motive toujours autant!

Prochain objectif: le championnat de France Masters à Quintigny dans le Jura!
Ensuite, j'ai fini par me décider à retenter ma chance au Mondial Masters en Belgique, toujours à Mol sur le redoutable circuit ensablé.
Pour cela je travaille à fond les portages et passe du temps sur les plages près de chez moi, mais pas pour construire des châteaux! 😋
Dimanche, je serai sur la coupe de France à la Mézière histoire de concourir au niveau national et aussi de prendre du plaisir sur ce bel évènement!

Ambiance conviviale au cyclo-cross à Questembert: et oui, les filles ça discute! 😀

Crédit photo: Mélanie Leclercq

mardi 24 octobre 2017

Cyclo-cross à Kerlouan-Menéham: la bataille dans le grand vent!

Le week-end de mi-octobre a été bien rempli avec la participation à la Gentlemen Guy Ignolin à Perros où je faisais équipe avec notre copain Fred Le Marrec: nous terminons 2ème duo mixte derrière ma collègue de club, la prometteuse Lore Le Pabic associée à Lionel Le Han: c'était chouette!
Le lendemain, nous étions bénévoles puis encadrants d'un groupe de l'école VTT sur la 14ème éditions de la Rando Lou-Anne, à Pleumeur-Bodou, qui vient en aide aux enfants atteints de maladies rares.
C'est pour cela aussi que nous sommes heureux de pratiquer ce beau sport! 😍

La semaine a ensuite été plutôt intense que ce soit au niveau du travail, de l'entraînement et des activités familiales. C'est comme cela depuis 2-3 semaines et je me sens au taquet en permanence malgré une organisation au carré. Vivement un peu de vacances!

Ce dimanche, c'est en solo que je me suis rendue sur le site mythique de Kerlouan-Ménéham, Philippe étant en formation entraîneur à Quimper avec notre coach, Stéphane Gourmelon.

Il y a un sacré vent pour cette dernière édition de ce célèbre cyclo-cross finistérien: en effet, Yffic, l'organisateur, prend "sa retraite" après des années de bénévolat: mille merci et bravo à lui!
Espérons qu'il y aura un repreneur!
L'avantage de Kerlouan, c'est que même si la météo est mauvaise, ce n'est jamais boueux; en tous cas ça reste très roulant: pas forcément mon point fort mais je n'ai pas envie de laver mes vélos! 😊
En l'occurrence il fait assez beau avec quelques micro-averses.

Après une reco rapide et un échauffement encore trop court (et oui, pour changer je suis en retard), je fonce à la ligne de départ (H-2mn, pas bien).
Du coup pas le temps de stresser; le départ est donné avec les juniors après qu'Antoine Huby ait fait le pitre. Il n'y a qu'en cyclo-cross que ça rigole comme ça! 😄
Laura fait un start canon, accrochant le train de juniors. De mon côté je suis au milieu des 3 filles du VS Quimper (Maëva, Amélie et Julie); on arrive à creuser un trou sur les autres concurrentes.
Ensuite, Maëva et Amélie prennent les devants, Julie et moi un peu en retrait.
On donne tout mais le vent, est fort, très fort.


Les cadets et surtout la 1ère cadette qui les emmène (et oui ces messieurs sont dans la roue de la championne de France sur route Maëva Squiban!), reviennent sur nous; on s'intercale dans leur groupe.
Cela nous permet de "rentrer" sur Maëva et Amélie.
De mon côté ce n'est pas la grande forme: je ressens de la fatigue et surtout des brûlures d'estomac (j'ai changé ma recette de Gatosport pour voir, et visiblement ça ne passe pas 😖).
Finalement, c'est Laura qui gagne avec une large avance, suivie de Maëva, Julie puis moi à quelques secondes, et Amélie, au terme de 50 mn de course.
Chez les juniors, c'est le jovial Antoine Huby qui l'emporte après avoir gagné la veille à Guidel!

Crédit photo:@sebastiendelaunay.fr

Place maintenant à une semaine un peu plus cool pour refaire du jus. 😊

Merci aux organisateurs, aux coureurs et coureuses pour leur fair-play et leur bonne humeur, aux photographes et à notre entraîneur Stéphane!

mardi 10 octobre 2017

Challenge régional de cyclo-cross à Chatelaudren: beau circuit!

Dimanche dernier, pour ne pas déroger à la règle, c'est encore sous la pluie qu'on s'est rendu à Châtelaudren, où se tenait la 1ère manche du challenge régionale de cyclo-cross.
On découvre un très beau circuit tracé en ville, autour d'un étang: il est très complet avec des côtes, des descentes en sous-bois, pas trop boueuses malgré la pluie, des virages dans l'herbe, des dévers glissants, un passage de planches, un grand escalier suivi d'une montée un peu chaotique dans la prairie, mais aussi du bitume sur la zone de départ/arrivée.
On aime beaucoup; on devrait s'amuser!

En retard pour l'échauffement après être restée discuter à droite à gauche, je me dépêche de faire monter le cardio sur le home-trainer.
Puis direction la ligne de départ avec les juniors. Nous sommes 16 dames juniors/seniors.
Je suis placée à l'arrière; pas bien grave vu mes départs poussifs.
En effet, pas de miracle au départ: je me retrouve rapidement derrière, n'osant pas frotter pour remonter, d'autant que beaucoup passent à pied le premier dévers.
Dès la première bosse, je me mets en route pour essayer de gagner des places.
Progressivement je trouve mon rythme, sans me mettre trop dans le rouge.
Le sous-bois est agréable à rouler, épargné par le crachin qui ne nous lâche pas.
A l'entame de l'escalier, je reviens sur Julie qui a eu un problème de chaussure; avec Marine, nous formons un trio pour continuer à grapiller des places.
Devant, c'est Anaïs qui mène, suivie des finistériennes Maïna, Maëva et Laura.
Au 2ème tour, Marine a un souci avec sa selle et doit s'arrêter; je poursuis en duo avec Julie.
A nous deux, on fait comme une course d'équipe et gagnons 1 place, puis encore 1 autre!
J'ai de bonnes sensations, bien meilleures que dimanche dernier, et, chose primordiale, je prends du plaisir! 😊
L'entraînement doit commencer à payer avec notamment des séances de course à pied en plus du cyclo-cross, de la route et du home-trainer. 😍

Crédit photo: GusSev

Crédit photo: Sylvie Trétout


Figure de style: l'arabesque! 😁


On sent que certains commencent à flancher, l'épreuve étant assez longue et avec peu de portions de récupération.
Au dernier tour, je lâche un peu Julie et nous terminons respectivement 5ème et 6ème. Contente!
Anaïs gagne, de bonne augure pour la suite, devant Maïna toujours rayonnante, Maëva et Laura.

Chez les juniors, ça bataille fort devant aussi.
Notre chouchou Antoine Huby ne gagne pas cette fois, la course étant remportée par son pote Axel Laurance.
En cyclo-cross, on est concurrents mais aussi copains; c'est vraiment sympa, quelle que soit la catégorie. 😉

Puis, c'est l'épreuve des Elites espoirs/seniors.
Tony réalise encore un grand numéro en gagnant à nouveau, suivi de ses équipiers du VC Loudéac.
Phil ne s'en sort pas mal du tout, avec une 44ème place sur plus de 70 partants: en progression!


En bref, une belle journée de cyclo-cross: même dans la grisaille et l'humidité, on a eu du plaisir à rouler sur ce chouette circuit, qui pourrait devenir une Coupe de France dans les années à venir...
Merci aux organisateurs, aux spectateurs pour les encouragements et aux photographes!